Café Dominical du 10 octobre 2021

1️⃣☕Citation du dimanche

 

2️⃣☕Mot du dimanche

Frimas : nom masculin

⚫Signification: Brouillard froid et épais, qui se glace en tombant.

⚫Synonyme : grésil ,gelée blanche

♻️Exemple

Ma mère disait que la groseille et la rhubarbe se plaisent sous les frimas anglais.

3️⃣☕Livre du dimanche

🔰Bel ami de Guy de Maupassant

Bel-Ami est un roman réaliste de Guy de Maupassant (1850-1893), publié en 1885. Le roman paraît d’abord sous forme de feuilleton dans le quotidien Gil Blas, avant d’être édité en volume aux éditions Ollendorff. L’action du récit se déroule à Paris pendant la seconde moitié du xixe siècle.

Le roman retrace l’ascension sociale de Georges Duroy (ou Georges Du Roy de Cantel), homme ambitieux et séducteur sans scrupules (arriviste et opportuniste), employé au bureau des chemins de fer du Nord, parvenu au sommet de la pyramide sociale parisienne grâce à ses maîtresses et à la collusion entre la finance, la presse et la politique. Sur fond de politique coloniale, Maupassant décrit les liens étroits entre le capitalisme, la politique, la presse mais aussi l’influence des femmes, privées de vie politique depuis le code Napoléon et qui œuvrent dans l’ombre pour éduquer et conseiller. Satire d’une société d’argent minée par les scandales politiques de la fin du xixe siècle, l’œuvre se présente comme une petite monographie de la presse parisienne dans la mesure où Maupassant fait implicitement part de son expérience de reporter. Ainsi, l’ascension de Georges Duroy peut être comparée à la propre ascension de Maupassant. En effet, Bel-Ami est la description parfaite de l’inverse de Guy de Maupassant, Georges Duroy devenant une sorte de contraire de l’auteur, dont Maupassant se moquera tout au long du roman.

♻️Résumé du livre

Georges Duroy est un ancien sous-officier du 6e régiment des hussards ayant passé des années en Algérie, qui travaille dans les chemins de fer à Paris. Très dépensier, il peine à joindre les deux bouts, mais retrouve par hasard un ancien camarade de régiment, Charles Forestier.Attristé par la situation de Duroy, Forestier, rédacteur au journal La Vie Française, l’engage comme journaliste et l’invite à une soirée mondaine chez lui. Duroy s’y fait remarquer par ses récits sur la vie en Algérie, en particulier par Clotilde de Marelle, une amie de Forestier. Étant incapable d’écrire le jour suivant un article sur l’Algérie comme requis, il va demander de l’aide à Forestier, qui le fait aider par sa femme, Madeleine Forestier.

Georges gravit peu à peu les échelons et commence une relation avec Clotilde de Marelle, dont le mari est presque toujours absent. Trouvant que Charles Forestier ne le traite pas avec suffisamment de respect, Duroy commence à le haïr et décide de séduire sa femme mais Madeleine Forestier le rejette, et ils concluent un simple pacte d’amitié. La santé de Charles Forestier, affaibli par une mauvaise toux, se détériore rapidement, et il meurt peu après avoir invité Georges à le rejoindre dans le sud de la France. Celui-ci demande alors la veuve en mariage. Après un long temps de réflexion, Madeleine Forestier accepte, en insistant pour garder son indépendance

La carrière de Duroy décolle, mais ses collègues ne cessent de l’appeler Forestier, ce qui le rend furieux. Il insiste alors pour que sa femme déclare qu’elle a trompé Forestier, ce qu’elle refuse de faire, et recommence sa liaison avec Clotilde de Marelle. Pensant que Mme Walter, la femme du directeur du journal, est attirée par lui, il lui fait une déclaration d’amour passionnée et elle finit par reconnaître son amour pour lui. Cependant, Duroy se lasse très vite d’elle, la jugeant immature, et tente de rompre. Pour le garder, elle lui révèle un délit d’initié orchestré par Laroche-Matthieu, le ministre des Affaires étrangères, et son mari : la France va coloniser le Maroc sous peu, alors que Duroy vient de rencontrer le ministre qui lui a certifié le contraire. M. Walter, ayant acheté auparavant une grande partie de la dette du Maroc, devient immensément riche, contrairement à Duroy, qui n’a pas pu en profiter outre mesure.

Fou de jalousie et constatant que Suzanne Walter, la fille cadette, n’aime que lui, il échafaude un plan pour l’épouser. S’étant rendu compte que sa femme le trompe avec le ministre des Affaires étrangères, Laroche-Matthieu, il appelle la police et les mène à l’appartement dans lequel ils se retrouvent. Un constat d’adultère est fait, ce qui lui permet de divorcer. Suzanne fugue ensuite de chez ses parents, et Duroy leur écrit qu’elle ne reviendra que s’ils acceptent leur union. Mme Walter, furieuse, refuse catégoriquement mais son mari accepte, craignant pour sa réputation si on apprenait que sa fille s’est enfuie. Duroy épouse alors Suzanne Walter, acquérant ainsi une grande fortune et un poste prestigieux au sein du journal. Le jour même de son mariage, il envisage de poursuivre sa relation avec Mme de Marelle

4️⃣☕Personnalité du dimanche

🕴Mamadou Dia

Mamadou Dia, né le 18 juillet 1910 à Khombole au Sénégal, mort le 25 janvier 2009 à Dakar est un homme politique sénégalais qui fut le Président du Conseil du Sénégal de 1957 à 1962. Il est l’un de principaux protagonistes de la crise politique de décembre 1962 qui l’opposa à Léopold Sédar Senghor.

📝Biographie

🔴Jeunesse et études

Mamadou Dia nait en 1910 de l’union d’un Toucouleur originaire de Kanel, cheminot à Thiès puis policier à Khombole, et d’une Sérère, originaire du Baol.

Formé à l’école coranique puis à l’école régionale de Diourbel, il entre après la mort de son père, à l’école primaire supérieure Blanchot de Saint-Louis en 1924 tout en poursuivant ses études coraniques.
Un instituteur le fait vieillir d’un an pour qu’il puisse passer le concours d’entrée de l’École normale William Ponty de Gorée (École normale fédérale de l’AOF). Admis en 1927, et reçu premier de l’AOF, il devient instituteur à Saint-Louis et Fissel, puis directeur de l’école régionale de Fatick en 1943. Il côtoie Joseph Mbaye, Fara Sow, Abdoulaye Sadji et Ousmane Socé Diop, connus à Blanchot, développant une hostilité envers le colonialisme et l’assimilation.

Ne portant aucun intérêt à l’engagement politique, il se fait régulièrement le relais dans la presse de la situation économique du Sénégal, en particulier de la misère des paysans pour lesquels il préconise un regroupement en coopératives.

🔴Carrière politique

Les habitants de Fatick lui demandant d’être candidat à l’Assemblée du Conseil général, il adhère pourtant à la SFIO, qu’il juge pas assez socialiste. Parrainé par Léopold Sédar Senghor et par Ibrahima Seydou Ndaw, il est élu conseiller général en 1946.

Avec Senghor, Ndas et Léon Boissier-Palun, il s’oppose au dirigeant de la SFIO sénégalaise, Lamine Guèye, qui tient la direction fédérale, et devient le porte-parole des contestataires jusqu’à leurs démissions du parti le 27 septembre 1948[. Ils créent le Bloc démocratique sénégalais (BDS), qui tient son congrès fondateur du 15 au 17 avril 1949 à Thiès, Dia désigné secrétaire général et Senghor président du nouveau parti, rebaptisé au cours des années Bloc populaire sénégalais (BPS) puis UPS. Dans cette période fondatrice, Dia sait habilement seconder Senghor dans les efforts de propagande en direction des minorités non-wolof, notamment en Casamance ou dans le pays sérère.
Grand Conseiller de l’AOF en 1948, Dia devient ensuite sénateur du Sénégal (1949-1955) puis député, avec Senghor, à l’Assemblée nationale française en 1956, où il siège au sein des indépendants d’outre-mer (IOM).
Durant ces années de parlementaire, il complète son cursus par des études supérieures de géographie, de droit et de sciences économiques sous le professorat marquant de François Perroux.

Dia constitue avec Senghor, en janvier 1957, à partir du BPS, le Parti de la convention africaine (PCA), premier pas vers une future fédération africaine que beaucoup de dirigeants appellent de leurs vœux

En application de la Loi-cadre Defferre, adoptée le 23 juin 1956, il devient vice-président du Conseil de gouvernement du Sénégal en mai 1957 auprès du gouverneur Pierre Lami, puis président du gouvernement du Sénégal. Lorsque Charles de Gaulle propose un référendum sur la communauté française en 1958, les deux responsables s’opposent publiquement sur la position à prendre : Dia est favorable à une rupture avec la France, alors que Senghor veut conserver le Sénégal dans la communauté, ce qui est finalement réalisé.

Dia se succède à lui-même en qualité de Président du Conseil après l’indépendance du 4 avril 1960. Quand Modibo Keïta cherche à prendre le contrôle de la Fédération du Mali, Dia convoque une séance extraordinaire de l’Assemblée du Sénégal et un conseil des ministres dans la nuit du 20 au 21 août 1960. L’indépendance de la République du Sénégal et l’état d’urgence sur tout le Sénégal sont proclamés.

Spécialiste des questions économiques, influencé par Perroux, Henri Desroches et Louis-Joseph Lebret, Dia met en place le premier plan de développement économique du Sénégal. Il tente aussi de développer un islamisme éclairé et une administration moderne, non sans provoquer quelques heurts avec les milieux conservateurs.

🔴Crise politique de décembre 1962

Alors que le Président du Conseil, Mamadou Dia, incarne le sommet de l’État dans un régime parlementaire bicéphale de type quatrième République (la politique économique et intérieure pour lui, la politique extérieure pour le Président de la République), ses relations avec Léopold Sédar Senghor s’enveniment peu à peu. Le conflit repose essentiellement sur la politique économique du gouvernement et le sort à réserver aux députés « affairistes » ayant commis de nombreux abus. Ces députés s’étaient octroyés, des augmentations de salaire, avaient pris des crédits dans des banques (qu’ils ne remboursaient pas) et des actions dans des sociétés anonymes, directement ou par l’intermédiaire de leurs femmes ou de leurs enfants. Tout ceci était contraire à la ligne politique du parti. Mamadou Dia leur demanda à plusieurs reprises de rembourser leurs crédits et de rendre leurs actions, mais en vain.

De plus, le 8 décembre 1962, le Président du Conseil, Mamadou Dia, prononce un discours sur « les politiques de développement et les diverses voies africaines du socialisme » à Dakar ; il prône le « rejet révolutionnaire des anciennes structures » et une « mutation totale qui substitue à la société coloniale et à l’économie de traite une société libre et une économie de développement » et revendique une sortie planifiée de l’économie arachidière. Cette déclaration, à caractère souverainiste, heurte les intérêts français et inquiète les puissants marabouts qui interviennent dans le marché de l’arachide.

Cela motive Senghor à demander à ses amis députés de déposer une motion de censure contre le gouvernement. Jugeant cette motion irrecevable, Mamadou Dia tente d’empêcher son examen par l’Assemblée nationale au profit du Conseil national du parti, en faisant évacuer la chambre le 17 décembre et en faisant empêcher son accès par la gendarmerie. Malgré ce qui est qualifié de « tentative de coup d’État » et l’arrestation de quatre députés, la motion est votée dans l’après-midi au domicile du président de l’Assemblée nationale, Lamine Guèye.

Mamadou Dia est arrêté le lendemain par un détachement de paras-commandos, avec quatre autres ministres, Valdiodio N’diaye, Ibrahima Sarr, Joseph Mbaye et Alioune Tall. Ils sont traduits devant la Haute Cour de justice du Sénégal du 9 au 13 mai 1963 ; alors que le procureur général ne requiert aucune peine, il est condamné à la prison à perpétuité tandis que ses quatre compagnons sont condamnés à 20 ans d’emprisonnement ; ils seront détenus au centre spécial de détention de Kédougou (Sénégal oriental).

Le procureur général de l’époque, Ousmane Camara, revient sur le déroulement du procès dans une autobiographie publiée en 2010 : « Je sais que cette haute cour de justice, par essence et par sa composition, (ndlr : on y retrouve des députés ayant voté la motion de censure), a déjà prononcé sa sentence, avant même l’ouverture du procès (…) La participation de magistrats que sont le Président (Ousmane Goundiam), le juge d’instruction (Abdoulaye Diop) et le procureur général ne sert qu’à couvrir du manteau de la légalité une exécution sommaire déjà programmée ».

Lors de leur incarcération, des personnalités comme Jean-Paul Sartre, le pape Jean XXIII ou encore François Mitterrand demandent leur libération. Mais Senghor reste sourd jusqu’en mars 1974, année à laquelle il décide de les gracier et de les libérer. Ils sont amnistiés en avril 1976, un mois avant le rétablissement du multipartisme au Sénégal. Parmi leurs avocats durant cette période, on compte Abdoulaye Wade et Robert Badinter. Aujourd’hui encore cet épisode dramatique de l’histoire du Sénégal reste un sujet délicat car beaucoup considèrent cet événement comme la première véritable dérive politicienne de la part de Senghor, dans un pays qui passait alors pour un modèle de démocratie.

🔴Après sa libération

En 1981, il fonde le Mouvement démocratique populaire (MDP) avec comme objectif la mise en place d’un socialisme autogestionnaire. Mais ce nouveau parti ne recueille que peu de soutien ; Valdiodio N’diaye s’en éloignera même en rejoignant le Parti socialiste (PS) et en apportant son soutien au président sortant Abdou Diouf lors de l’élection présidentielle de 1983

5️⃣☕Annonce du dimanche

𝐂𝐨𝐧𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞́𝐞 𝐚𝐮 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐭𝐨𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞:

✅𝐇𝐨𝐫𝐭𝐢𝐜𝐨𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐓𝐡𝐢𝐞𝐩𝐩𝐞 (𝐋𝐨𝐮𝐠𝐚) 𝐁𝐓 (Etre titulaire du Brevet de Fin d’Etudes Moyennes (BFEM), du BEP ou de tout autre diplôme admis en équivalence)
Options : (CHEF DE CULTURE- CULTURE HORTICOLE SOUS ABRIS – ARBORICULTURE FRUITIERE)

✅ 𝐀𝐯𝐢𝐜𝐨𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐢𝐚𝐦𝐧𝐢𝐚𝐝𝐢𝐨 (𝐃𝐚𝐤𝐚𝐫) 𝐁𝐓 (Etre titulaire du Brevet de Fin d’Etudes Moyennes (BFEM), du BEP ou de tout autre diplôme admis en équivalence)

✅𝐓𝐨𝐮𝐫𝐢𝐬𝐦𝐞 – 𝐑𝐞́𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐚𝐧𝐝𝐨𝐧 (𝐒𝐚𝐢𝐧𝐭 𝐋𝐨𝐮𝐢𝐬) 𝐁𝐓 , 𝐁𝐓𝐒
Pour BT : (Etre titulaire du Brevet de Fin d’Etudes Moyennes (BFEM), du BEP ou de tout autre diplôme admis en équivalence)
Options : Tourisme – Réceptionniste
Pour BTS Tourisme : (Etre titulaire du Baccalauréat ou de tout autre diplôme admis en équivalence )

✅ 𝐁𝐓𝐒 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐡𝐨̂𝐭𝐞𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 (Etre titulaire du Baccalauréat ou de tout autre diplôme admis en équivalence)
( Voir premier Commentaire pour les détails de ce dernier concours)

Lien d’inscription : http://www.decpc.sn

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