La plus grande violence dans une société c’est …

LA PLUS GRANDE VIOLENCE DANS UNE SOCIÉTÉ C’EST DE PRIVILÈGIER LA CONSTRUCTION D’INFRASTRUCTURES À LA PLACE DE BÂTIR UN CAPITAL HUMAIN SOLIDE. Y A PAS PIRE VIOLENCE QUE D’APPAUVRIR LES CERVEAUX DE SON PEUPLE À TRAVERS UNE ÉDUCATION OCCIDENTALE DÉPOURVUE DE RAISON ET DE PATRIOTISME. LE CULTE DE LA VIOLENCE A FINI PAR ENGENDRER CHEZ NOUS, LA CULTURE DE LA VENGEANCE

 

Plus rien rien ne doit nous surprendre pour un pays qui a délaissé sa riche culture, qui est perdu après avoir perdu sa conscience historique, qui psychologiquement est atteint, qui ne parle plus ses langues, qui fait tous les efforts du monde pour cacher aux générations futures ses plus grands hommes. Ce dernier ne peut pas et ne sera pas aux rendez-vous inévitable du futur, ses habitants ne poseront aucun acte bénéfique pour leur communauté, ils se comporteront comme des sauvages plus barbares que les animaux et se passeront des solutions efficaces car ils ont été formés pour détruire sans jamais construire ou rebâtir.
Plus rien ne me surprend pour un pays qui refuse volontairement de regarder avec ses propres yeux, qui pense avec l’esprit d’un autre, qui confie aux autres la chose la plus précieuse dans une société, son éducation. Parlez-moi d’éducation sénégalaise, je vous demanderai où est Cheikh Anta Jòob, Baye Niass, Maalik Maodo, Bamba Akhmadou, Mame Limamoulaye, Cheikh Oumar Foutiyou Tall ou Thierno Souleymane Baal, Ndatè Yalla ou Aline Sitoè Diatta ou Arame Fall Diop dans ce programme ? L’éducation depuis Blaise Diagne n’a été sénégalaise que de nom, sinon, si elle l’était, les œuvres de nos grands hommes seraient enseignées. Quelle violence !!!
Si cette violence extrême nous surprend, c’est que nous avons toujours refuser de voir les signes annonciateurs d’une société à la dérive à cause d’une éducation qui endort le cerveau au moment où il devrait le stimuler, qui tire du haut vers le bas, qui brise tout rêve et met une croix sur toute liberté de pensée et d’innovation. Si nous sommes honnêtes si nous sommes prêts à faire une vraie analyse avec courage et honnêteté, pas à la sénégalaise qui cherche toujours recours à une solution proche du moment, à la place, de poser le vrai débat pour éradiquer définitivement un mal qui gangrène, nous trouverons que cette société est à des années lumières de la révolution.
Le seul domaine où le Sénégal n’a jamais cessé d’investir suffisamment c’est celui de la violence. Et remonter à la période qui précède notre pseudo-indépendance nous permettra de comprendre que cette violence n’est pas innée mais acquise car étant un héritage fort de la colonisation qui pour certains dirigeants, mérite d’être gardé jalousement.
Violence dans l’éducation, dans la santé, dans l’Agriculture, dans l’économie, dans la recherche scientifique, violence dans le transport, violence dans les ressources humaines et naturelles africaines, violence contre les biens publics, violence même dans le prix du pain, violence dans les salaires, violence dans le marché de l’emploi, violence dans les marchés publics, violence dans les plus grandes institutions, violence dans les recrutements, violence dans les concours, violence dans le milieu du travail, cette violence chronique qui n’a que trop duré a fini malheureusement par être normalisée et pire érigée en modèle. Le Sénégal a copié un système qui ne colle pas, et est en train de forcer une république qui ne lui va pas.
L’éducation qui était la porte de sortie de toute sauvagerie dans n’importe quelle société, malheureusement n’a pas été choisie par nous. À la place de vrais patriotes, cette éducation forme des apatrides ennemis premiers de leur peuple. Cette éducation qui ne nous rassemble et ne nous ressemble pas, n’a été conçue ni par nous ni pour nous. Cette éducation qui n’a de but autre que de nous laisser se noyer dans l’océan de l’aliénation, de la négation de soi et de l’exaltation des autres.
Si les peuples démunis après chaque insatisfaction ne trouvent d’autres moyens que détruire tous les biens publics cela veut dire qu’ils souffrent gravement d’un manque criard d’éducation qui les prive tout sentiment de patriotisme et qui les laisse agir en animal au moment où ils pouvaient conserver leur nature humaine. C’est le manque d’éducation qui pousse toujours à ces destructeurs de biens publics à croire qu’ils peuvent trouver une libération seulement après avoir mis à terre tous les édifices debout. C’est cette mauvaise éducation qui produit nos dirigeants minables, voleurs sans valeur qui n’ont qu’une seule compétence, l’arrogance, le mensonge et la dilapidation de tous les biens du peuple sans penser qu’il n’y a pas pire violence.
Une société qui depuis son changement de système sort toute solution sauf une seule endogène capable de lui mener vers une destination de rêve, a choisi la violence comme solution à ses problèmes.
Une personne comme Ousmane Sembène grand cinéaste, écrivain qui a mis une croix sa personne, en mettant en avant la patrie a fini par voir sa maison à Ziguinchor transformée en dépotoir en 2021, y a pas plus grande violence.
Blaise Diagne, le plus français de tous les africains après avoir abusé de la confiance de nos arrières grands parents en vendant son peuple aux occidentaux a fini par voir son nom dans des portails d’école et d’aéroport, le summum de la violence.
Cheikh Anta Diop malgré son immense œuvre a été contraint par Senghor de mettre son savoir-faire au service de son peuple. Aujourd’hui, considéré comme un prophète dans bien des pays d’ici et d’ailleurs, le titre de son premier ouvrage” NATIONS NÈGRES ET CULTURE” qui a révolutionné la marche du monde n’est connu que par un petit nombre. Au sein de l’université qui porte son nom, huit étudiants sur dix seraient dans l’impossibilité de vous donner cette réponse avec exactitude.
Alioune Diop, parrain de l’université de Bambey, ce bâtisseur Inconnu du monde noir n’est pas enseigné malheureusement dans cette éducation. Un développement à l’envers, un processus de vrai développement qui n’a jamais été entamé, un développement artificiel, utopique qui n’attend qu’une durée pas très significative pour prouver sa fragilité et son incapacité à pouvoir rester constant.
Des rapports de corps de contrôle épinglent de hauts responsables qui continuent toujours de pavaner dans les rues dans des voitures de luxe qui dépassent parfois la fortune de 250 familles sénégalaises réunies, ce n’est pas une violence ça ? Dans un pays pauvre très endetté comme le Sénégal, nos gouvernements qui se sont succédés ont toujours exercés une violence inouïe contre leur peuple. Ils sont constamment tous dans un luxe insolent, roulant des voitures hors de prix, habitant dans des villas paradisiaques, se tapent les plus belles femmes, effectuent sur le dos du pauvre CONTRIBUABLE des voyages incessants dans les cinq grands continents, investissent dans des domaines comme l’immobilier pour des raisons de blanchiment d’argent, refusent d’inscrire leurs enfants dans ce système éducatif médiocre et choisissent un accouchement programmé pour leurs femmes dans des hôpitaux de rêves en occident tout en remplissant leurs comptes bancaires jamais pleins qui laissent en vie les banques occidentales.
Nos gouvernants ont tellement fait de mal à cette société et ont investi suffisamment dans la violence que les peuples ne sont plus aptes à produire autre chose que la violence dans un esprit total de vengeance. Ils arrivent parfois que les gens veulent s’exprimer et faire passer leur message mais n’ont d’alternative autre que la violence car ils ont des esprits pauvres éternellement en panne de réflexion pour montrer donc l’importance et l’urgence de l’éducation dans cette société.
Une société qui va droit au mur sans questionnement sérieux est une société malhonnête qui fuit ses responsabilités en refusant de réfléchir sur son sort, à la place d’une vraie méditation, on note toujours des pseudos-réflexions et des médiations insincères.
Continuons à crier Non ou Stop à la Violence en refusant de chercher l’origine de cette violence-là pour apporter les vraies solutions. Continuons à ne pas réfléchir sur comment faire taire ce sentiment de haine, de rancune et de vengeance grandissant sur bon nombre de jeunes innocents victimes d’une mauvaise éducation. Continuons à commenter dans nos salons, devant nos télévisions et derrière nos claviers après chaque drame sans jamais penser à l’organisation des assises nationales sur l’épineuse question de la violence pour définitivement appuyer sur le bouton( l’éducation) qui va changer la donne et sauver cette société au fin fond du gouffre.
Le refus de soigner le mal par la racine laissera quartier libre à cette société qui touche aujourd’hui le fond. Si cette société ne prennent pas ses responsabilités maintenant, elle assistera bientôt à la naissance de criminels de toute catégorie qui vont se réjouir en faisant du mal à la communauté.
Je déteste le recours à la solution de la facilité ou l’emprunt des solutions du moment parce qu’elles sont très malhonnêtes et ne seront jamais suffisantes car elles ne sont pas en réalité les véritables solutions. Cette société, dans tous les domaines refuse toujours de retourner à la source pour trouver une vraie solution, raison pour laquelle de tous les problèmes qu’elle souffre aucune n’a été réglée d’une manière effective. Cette société sénégalaise est l’une des rares sociétés qui peuvent bricoler l’escalier le mardi pour pouvoir tenir et traverser jusqu’à atteindre mercredi tout en sachant que cette réalisation ne va pas tenir jusqu’à vendredi. “Faire avec”, a toujours été le choix de cette société sans grande ambition aucune, le manque de courage intellectuel encouragée par une HYPOCRISIE sociale partagée reste une réalité plus que présente qui assomme cette belle nation.
Une vraie éducation, c’est celle qui prolonge les connaissances et les valeurs déjà acquises par l’enfant dans son environnement premier grâce à sa culture, sa tradition et ses langues pour lui permettre d’être en contact direct avec son milieu sans rupture afin de développer un amour sincère un sentiment de patriotisme débordant pour sa patrie.
La violence comme elle est une étape parmi les plus lointaines, il faut chercher constamment à la repousser en faisant quoi: le recours à la vraie éducation pour ne pas la céder une place proche.
Plus d’éducation, plus de compréhension et de dialogue, plus d’arguments solide donc moins de violence et aucune vengeance.
Chaque société doit veiller à mettre dans la tête de chacun de ses enfants un argument à la place d’une insulte, de la compréhension à la place de l’excitation, de la fierté à la place du complexe, de l’amour au lieu de Èrik Zemmour, de la réflexion à la place d’une réaction émotionnelle, du patriotisme à la place de Macky Sale.

LAMINE AL’AMINE JÒOB

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